Merci pour ces nombreux témoignages de sympathie !

A l’occassion du renouvellement de mon contrat annuel de Directeur Scientifique de l’Executive Master Spécialisé en Business Consulting, ESCP Europe a choisi de me proposer des conditions inacceptables pour moi. En ce début 2012, j’ai donc mis un terme à un projet qui me tenait beaucoup à coeur depuis plus de 11 ans, avec le souci de fuir le pouvoir de l’absurde !

En retour à une information des Professeurs et anciens étudiants, j’ai reçu de nombreux témoignages de sympathie. Merci à leurs auteurs. celà fait chaud au coeur !

J’ai souhaité en publier ici un petit florilège :

Tout d’abord, quelques réactions de Professeurs :

–          “Cher Jacques, Je suis encore sous le choc de l’incompréhension! Ton départ est d’autant plus surprenant que tu as été l’initiateur et l’âme de ce programme.  Je me souviens aussi de tes efforts pour concrétiser cette vision dans un programme bien adapté aux besoins des dirigeants d’entreprise du 21 siècle, dans un contexte de grande turbulence de l’environnement. J’ai toujours apprécié au cours des années d’avoir la chance de contribuer à ce programme de grande qualité avec des étudiants (es) motivés et ouverts sur le changement. Je tiens à te remercier grandement pour cette opportunité. »  

–           « Je suis profondément déçue. Tristede voir que cette aventure se termine comme ça, vu ton investissement dans ce programme. J’ai eu beaucoup de plaisir à intervenir dans ta formation et je te souhaite beaucoup de réussite dans l’avenir et je sais que ton esprit entrepreneur te mènera à créer d’autres formations de qualité. »

–          « Cher Jacques, Le MSBC que je connaissais mal avant d’y intervenir récemment, représentait pour moi effectivement le succès d’un programme original et de très bon niveau lancé par l’école et plus précisément par toi! »

–          « J’ai toujours eu bien du plaisir à échanger avec toi et à enseigner dans le MsBC, que je tiens pour un programme exemplaire. Tu vas bien nous manquer.»

–          «Cher Jacques, je suis atterrée de la nouvelle de ton départ, a fortiori en cours d’année, pour un programme de ce niveau. Je voulais te remercier de ta confiance car le MsBC est un magnifique programme que Patrice et toi avez su créer et développer au fil des années, et dans lequel j’ai toujours eu plaisir d’enseigner à des participants le plus souvent excellents. Je sais aussi à quel point tu tenais au développement international du programme et je connais tes efforts des derniers mois en ce sens. Tout cela est bien dommage. »

–          « Jacques Te dire comment je suis abasourdi, comment l’injustice peut avoir un nom. Je ne comprends pas mais ce que je sais, c’est que nous avons travaillé ensemble avec toute la meilleure volonté pour faire de ce MBC un succès. Je sais que tu y as travaillé plus que tous les autres et la réussite  te revient à toi et ton équipe que tu as su créer et développer. Je retiens toutes tes qualités d’expert professionnel mais surtout celle  du cœur, celles qui marquent… »

–          « Dear Jacques, Your departure is very sad news! Personally, I want to thank you very much for the great cooperation that took place for so many years. I feel obliged to you as a wonderful colleague and a true European. I will not say farewell since I could not accept our friendship to end here and, of course, hope to see you soon again. Let me repeat your words: Vive l’avenir!”

Des étudiants de la 1ere promotion (2001) :

–          « Bonsoir Jacques …j’avoue ma surprise et ma déception d’une telle décision ! C’est inadmissible que tu puisses être traité de cette manière… Que penser d’une école de management qui se comporte ainsi. …Je suis sûre que mon message de soutien ne sera pas le seul et que tu trouveras auprès de tous ceux que tu as accompagnés le réconfort de savoir que tu es estimé. Je garderai un excellent souvenir de cette aventure… »

–           « Cher Jacques, C’est avec regret que je prends connaissance de ta situation et de ton départ de l’ESCP dans ces conditions. J’y vois le reflet de ce que nous pouvons vivre dans les contextes organisationnels de cette taille: logique budgétaire pure qui finit par perdre tout sens stratégique, toute notion d’équipe – sans quoi les organisations n’avancent pourtant pas-, et finalement toute efficience (même financière pure !).Evidemment, venant d’une institution dont le fondement est une pratique managériale “intelligente”, cela consterne…Tu sais que nous avons vécu avec la première promo le début d’une aventure que tu n’as eu de cesse de porter durant toutes ces années. C’est cela l’essentiel à retenir. »

–           « Cela n’est pas digne d’une Grande Ecole qui veut se hisser parmi les meilleures d’Europe dans sa catégorie. Et encore une fois cela montre l’absurdité de beaucoup d’acteurs ainsi que le comportement enfantin de nos dirigeants à refuser de dire “j’ai peut être fait une erreur”. »

Des étudiants des 2 promotions en cours :

–          « C’est avec stupeur que j’ai appris votre départ de l’ESCP et de notre Mastère…que dire si ce n’est une déception j’imagine pour chacun de nous tous. »

–          « Je lis ton mail avec stupéfaction. L’année commence sur une note peu joyeuse. Je regrette que tu ne sois pas présent mercredi pour nos soutenances. Je trouve que ce n’est pas sérieux de la part de l’ESCP, compte tenu du niveau de la formation et de l’investissement que demandent ces thèses professionnelles. »

–          « Mais enfin : quelle nouvelle ! L’année commence bien mal. Je ne connais pas les raisons de l’ESCP, pour vous imposer des conditions de poursuite inacceptable, mais sans vous : le MsBC sera différent. Un manque de substance qui sera difficile à combler…Je penserai à vous souvent et vous remercie très sincèrement pour tout ce que vous avez changé dans ma vie »

D’autres envoyées par des étudiants de différentes promotions :

–          « Bonjour Jacques, J’avoue être à la fois très surprise et affectée par ce mail ! Personne ne peut mériter une telle situation …nous sommes témoins de ton indéniable compétence. »

–          « Cher Jacques, C’est avec beaucoup de déception et d’amertume que j’ai pris connaissance de ton départ “forcé” du MsBC!!! …ce que tu as accompli et permis aux étudiants d’accomplir restera gravé dans nos mémoires et marqué du sceau de la gratitude. »

–          « Jacques, je suis très triste d’apprendre cette nouvelle et notamment les conditions dans lesquelles cela s’est passé. Un grand MERCI pour toute ton implication dans ce projet qui nous a permis entre autre de nous (Les Accenturiens) ouvrir plus sur notre environnement. »

–          Très cher Jacques, Je suis profondément chagriné par cette nouvelle, le MsBC sans ta présence et ton « drive » n’aura  plus le même impact, intérêt et saveur pour les étudiants et donc pour l’ESCP. »

–          Un des paradoxes est qu’au final la bureaucratie se cache partout, y compris dans des structures qui militent, enseignent comment les combattre ou faire évoluer celles-ci !!! »

–          « L’ESCP perd une personne de valeur, qui en effet faisait vivre ce MBC avec professionnalisme mais également beaucoup de cœur, ce qui est rare aujourd’hui. Tu as su l’adapter au changement, le faire évoluer vers l’international, toujours à l’écoute afin de proposer ce qu’il y a de mieux, Sache que le Mastère m’a permis d’élargir ma vision, d’évoluer…Oui il y a ainsi une réelle valeur ajoutée apportée par ce Mastère pour beaucoup d’entre nous. Merci à toi Jacques, de ton investissement, ton altruisme, ton intelligence et ta bonne humeur. »

–          « …Je tenais à te dire que ce programme m’a beaucoup apporté et qu’il  contribuera à donner un nouveau souffle à ma vie professionnelle. L’approche globale du programme est très pertinente, le MSBC est une réussite et nous donne aussi les outils pour progresser. »

 

Repenser le modèle du monde du travail : un exemple !

J’accompagne plusieurs grands clients à monter leur structure de conseil interne. Nos entreprises semblent réaliser que la conduite des projets de changement relève désormais des “compétences clés” (au sens de Hammel et Pralahad), compétences qu’il convient de posséder en interne, notamment pour mieux piloter les prestataires externes (thème de ma prochaine conférence au Congrès du management de projet à Lausanne).

Récemment un de mes interlocuteurs regrettait de ne pouvoir recruter de jeunes ingénieurs pour renforcer son équipe de consultants internes.

J’ai répondu que nombreux sont les managers qui, quoi qu’is puissent dire en communication externe, embaucheront de moins en moins par manque de flexibilité du CDI. Il faudra faire avec tant que les choses ne changeront pas (et çà parait mal parti à entendre les idées relayées notre glorieux univers “mediatico-politique”) !

J’ai suggéré à mon interlocuteur de rechercher de jeunes travailleurs indépendants, qui osent assumer les risques de sous-activité et qui seront hyper-motivés pour collaborer, même à temps partiel, avec un grand compte. De plus en plus de jeunes sont prêts à relever le défi si le marché s’ouvre à eux. 

L’entreprise a besoin de ressources dynamiques, innovantes, mobiles, qui ne se motivent pas en fonction des activités d’un CE ou du nombre de jours de RTT. Cà ne lui coutera pas plus cher, bien au contraire. Quand aux jeunes, ils seront mieux rémunérés. Voilà bien une situation “win-win”.

C’est dans la population des jeunes consultants indépendants qu’il faut chercher des ressources vives sur les projets, pour éventuellement les recruter plus tard, lorsque les cieux du marché du travail se seront un peu éclaircis. Mais il faudra notamment expliquer celà aux Directions Achats !

Voeux 2012

Curieux ! Cette année rares sont ceux qui ont encore le courage d’envoyer une carte de voeux classique. Les organisations de la génération Internet se “contentent” de cartes électroniques mais c’est souvent à qui aura la plus “ringarde” ! Elles accompagnent un mail des plus classiques avec des messages qui sentent bon le manque d’imagination. Quand on daigne répondre ! Fort heureusement il reste encore l’esprit de civilité chez certains. Ceux-là méritent qu’on les salue ici!

J’encourage les jeunes entrepreneurs à ne pas se désespérer. Continuez à vous manifester auprès de votre réseau au moins à cette occasion. Celà m’a rapporté quelques missions par le passé. Pour le travailleur indépendant, la prospection est un travail opiniâtre, parfois frustrant mais qui finit par apporter des satisfactions pour ceux qui s’acharnent.

15 priorités non partisanes pour France Horizon 2015

 A la veille d’un choix national engageant les années à venir, voici une proposition de plan d’action concret, réaliste, et indépendant de toute visée politique pour enfin dynamiser le marché du travail en France et corrélativement cette croissance tant désirée, dans un climat social qui pourrait enfin s’apaiser. Des idées inspirées d’expériences  observées à l’étranger mais attention…. çà décoiffe la pensée unique à la française !

 Un monde du travail modernisé et compétitif

  1. Créer de nouveaux emplois en supprimant toute interdiction de fermeture durant le week-end d’une installation professionnelle (bureaux, usines, magasins, chantiers…), tout en maintenant un plafond de travail horaire (entre 35 et 40 heures) pour les non cadres : que d’emplois supplémentaires pour couvrir les nouvelles plages horaires librement décidées par la Direction si l’on impose un plafonnement des heures supplémentaires !
  2. Redynamiser les économies locales en éliminant les contraintes sur le télétravail : grâce à Internet, le travail à distance des cadres est une opportunité fantastique, à condition de les encourager à s’équiper de moyens modernes (webcams, skype, groupwares,…) ; ceci suppose évidemment une évolution du management : on oublie le contrôle des heures travaillées pour oser fixer et surveiller des objectifs de performance individuelle ; conséquence immédiate : réouverture d’écoles et de commerces…, amélioration de la qualité de travail (moins de déplacements, plus de liberté pour traiter les obligations familiales,…)
  3. Instaurer un label d’entreprise citoyenne pour les entreprises qui emploient à temps partiel des stagiaires en reconversion professionnelle : promotion sur les media du secteur public (TV et sites Internet) des entreprises citoyennes ; alors le 20h pourra servir à autre chose que faire de la promotion des antihéros !
  4. Mettre en place un véritable service d’aide à l’emploi via un portail Internet : tout demandeur d’emploi aura la possibilité de choisir un cycle de reconversion combinant des programmes de formation agréés et des stages en entreprise, selon des filières de réinsertion actualisées par rapport aux attentes du marché du travail ; seuls les demandeurs d’emploi adhérant à ce dispositif (avec une franchise de quelques mois) seraient indemnisés durant une période maximum de 2 ans (avec une dégressivité de l’indemnisation à partir de 12 mois) ; un service de conseil de proximité et d’aide au choix de filières serait assuré dans les centres Pôle Emploi.
  5. Assouplir les contraintes de licenciement pour les entreprises afin de promouvoir la flexibilité du travail. L’emploi à vie dans la même entreprise, c’est fini ! En revanche, il conviendrait de majorer l’impôt sur les bénéfices des entreprises qui licencient si le résultat augmente et … réduire l’impôt pour celles qui augmentent leurs effectifs !
  6. Pour les fonctionnaires sous statut, en cas de suppression de poste, maintien de la protection de l’emploi pour ceux qui le désirent, avec obligation de mobilité (et prise en compte des contraintes familiales). Fin des recrutements sous statut de la Fonction Publique.

  7. Développer le statut d’auto-entrepreneur (une des meilleures idées du dernier quinquennat), notamment pour des activités d’intérêt général : aide aux personnes âgées, aide aux handicapés (suppression de certaines charges sociales de type AF), soins à domicile,…Ce statut pouvant être cumulé avec un autre emploi.
  8. Renforcer la protection sociale de l’entrepreneur (limité aux PME) de type assurance accident / invalidité, prise en charge partiellement par la collectivité.
  9. Adapter l’âge de la retraite à la démographie et à l’effort individuel : par analogie avec d’autres pays européens, on pourrait imaginer un seuil fixé à 45 ans d’activité professionnelle, avec un taux d’abattement du quota pour les années d’activités professionnelles pénibles (référentiel public établi par un organisme indépendant et actualisé tous les 10 ans).
  10. Promouvoir une nouvelle vision de la carrière professionnelle qui distinguerait 3 phases : jusqu’à 30 ans on apprend, donc on accepte des rémunérations « raisonnables » ; de 30 à 50 ans, on « performe » donc on attend des rémunérations « motivantes »; après 50 ans, on transmet, moyennant (comme au Japon) une rémunération en baisse chaque année (compensée par une durée de travail en diminution). Obligation pour les entreprises d’employer un taux minimum de seniors (plus de 50 ans) pour les affecter à des activités de conseil interne, promotion, transmission et capitalisation du savoir-faire.
  11.  Soutenir l’innovation mais renforcer le contrôle sur l’octroi du crédit impôt recherche : mesure réservée aux entreprises « innovantes » ; développement de ce statut décerné par Oseo après expertise indépendante des projets de recherche.

Des dépenses publiques privilégiant enfin l’efficience et l’équilibre

  1. Equilibrer les dépenses publiques : benchmark européen sur les effectifs de sécurité, éducation, santé, justice et application du meilleur ratio en France, avec interdiction d’y être inférieur (actualisation tous les 10 ans) ; audit (Cour des Comptes) de tous autres services de l’Etat et suppression des entités qui ne se justifient plus ; analyse systématique de rentabilité (validée par un expert indépendant) de tout projet lancé par l’Etat ou les collectivités locales ; réduction des dépenses militaires et affaires étrangères à concurrence de l’équilibre budgétaire
    Perception d’un impôt exceptionnel auprès des ménages les plus aisés pour remboursement partiel de la dette.
  2. Réorganiser la hiérarchie des collectivités locales : suppression des Départements et transfert des compétences aux communes et régions ; obligation de regroupement des communes inférieur au seuil de rentabilité ; mutualisation des dépenses d’infrastructures aux communes contigües.
  3. Instaurer une fiscalité lisible et équitable pour les particuliers : un impôt national unique sur les revenus du travail et du capital, un impôt national sur la fortune, un impôt régional sur le foncier,un impôt communal sur l’habitation
    Mais…Suppression des impôts sur les transactions immobilières pour faciliter la mobilité. Suppression de l’impôt sur les successions jusqu’à un seuil de 10M€.

    Fiscalité des entreprises : impôt sur les bénéfices et charges sociales harmonisées dans la zone Euro ; TVA harmonisée sur la zone Euro

  4. Garantir un équilibre des systèmes d’assurance maladie : visite médicale obligatoire chaque année avec délivrance d’un certificat de « bonne santé » aux plus chanceux à cet égard (ceux-là seraient amenés à subir des réévaluations de primes en cas de déficit) ; promotion des médecines « douces » (acupuncture, homéopathie,…)  déremboursement des dépenses relatives à des soins de « confort », cotisation obligatoire de tous les étrangers résidents

Des valeurs sociales retrouvées 

  1. Restaurer un minimum de civilités : Instauration d’un service public national de 6 mois applicable à tous les résidents (pas d’hébergement ; obligation à satisfaire quand on veut avant 25 ans ; rémunéré au SMIC ou par les entreprises si emploi en cours pour la rémunération qui excède le SMIC) ; mise en place de peines de réparation immédiate (ou équivalente) de toute dégradation de biens publics ou de biens d’intérêt général (pas d’emprisonnement pour les petits délinquants).

Immigration : obligation pour tout nouveau résident de pouvoir prouver sa capacité à vivre sans dépendre de la collectivité (hors asiles politiques) ; expulsion de tout résident étranger récidiviste en cas de délit « grave ».

Le bilan économique reste à faire mais ne devrait pas être exorbitant car les nouvelles dépenses ne concernent que les points 4, 7 et 15 Son financement initial serait effectué par cession d’actifs de l’Etat (immobilier, participations mobilières non stratégiques pour la collectivité).

 Ces propositions s’inspirent du Livre « Désir d’emploi » écrit avec mon complice Thierry Delarbre et publié en 2006 par Vuibert mais vite ignoré sauf par le journal « Le Temps » de Genève qui le distingua « Livre du Mois » en août 2006.

Sortons la tête du sable !!!

On peut suggérer toutes les idées à certains media, celà ne sert à rien ! Ils restent englués dans leurs idées, leur système, leurs aimables bavardages avec quelques complices attitrés…

Je vais donc utiliser ce blog pour m’exprimer davantage dans le prolongement du livre écrit en 2006 avec Thierry Delarbre “Désir d’emploi”, lequel décoiffait beaucoup trop pour séduire l’establishment politico-mediatique.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, merci de lire l’article ( lien ci-après) écrit en septembre 2009. On verra qu’en 2 ans rien n’a progressé sur les problèmes de fond.

http://www.pansard.net/pubJPInfos.htm

Merci pour vos commentaires !

S’attaquer à un nouveau marché !

Après de longues années de vie professionnelle active depuis une base parisienne, j’ai décidé de passer la majeure partie de mon temps en Suisse. Contrairement à ce que certains imagineront, il ne s’agit pas d’une décision motivée par des considérations fiscales. Il faut savoir qu’en Suisse, comme ailleurs, on paie des impôts ! Et si l’on n’est pas pilote de F1 ou champion de tennis, on en paye pas mal !

La vie m’a conduit à faire mes études dans ce magnifique pays et j’y ai conservé des amis. Adepte du ski et du vélo de route, c’est l’endroit rêvé pour ce genre de loisirs dans la perspective d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et détente.

J’espère désormais y exercer une partie significative de mes activités professionnelles durant encore quelques années. Mais personne n’attend personne… Il va donc falloir mettre à l’épreuve les conseils dispensés lors de mes séminaires de formation sur le développement d’activités de conseil. Et je compte faire profiter ceux que celà intéresse sur ce blog.

La première étape consiste à se faire connaître et acquérir un statut reconnu localement. C’est dans cet esprit que j’ai récemment accepté une proposition de devenir Président des Alumni de l’EPFL (mon ancienne Ecole) pour la région Vaud-Valais (3000 adhérents, là où j’habite).

Autre action : participer à des congrès et faire des conférences : j’ai eu l’occasion d’intervenir en 2010 et 2011 dans le cadre du Congrès de Management de projet de Lausanne. Je suis également intervenu pour la Chambre de Commerce franco-suisse  à Genève. Ceci élargit les contacts…

J’initie également une recherche active de partenaires :
– des entreprises de services, susceptibles de proposer mes interventions (formation, consulting) à leurs clients. Pour celà il faut avoir réfléchi sur une offre bien ciblée et différenciante. Dans mon cas, là où je suis le plus pointu : la formation au métier de consultant et le redressement de projets en difficulté ;
– des consultants indépendants avec lesquels je compte constituer un réseau en vue de collaborations (missions communes, apports d’affaires).

Enfin je prospecte mes clients cibles :
– les institutions de formation supérieures (Universités et grandes Ecoles) pour proposer des cours en management de projet et business consulting ;
– les entreprises, en leur suggérant de les aider à monter des structures de conseil interne, un métier qui se développe en France et qui devrait également intéresser les grands comptes comme les PME suisses.

A suivre…

 

Les “dés pipés” de certaines consultations

Méfions-nous des pseudo-appels d’offres, parfois initiés par des non décideurs!

Ne soyons pas surpris des tensions qui existent entre prestataires et donneurs d’ordre. Si les premiers ont parfois tendance à promettre la lune, d’autres – appartenant à la seconde catégorie – oublient quelques fois les fondamentaux de l’éthique professionnelle.

En mars 2011, on m’informe qu’un organisme chargé de collecter une taxe de formation cherche un consultant pour revoir son fonctionnement interne. Je contacte la Directrice Générale qui accepte de me recevoir pour exprimer oralement son besoin. Elle me demande une offre sous 3 semaines, délai que je respecterai. Une semaine après avoir envoyé ma proposition, je la rappelle pour savoir où en est sa réflexion. Mon interlocutrice m’informe que le Président de l’organisme en question attend une autre proposition sans connaitre le délai accordé à mon/ mes nouveau(x) concurrent(s).
Surpris de découvrir un contexte différent de ce que j’avais compris lors du 1er entretien, notamment sur le calendrier à respecter pour le choix du consultant, je l’interroge pour savoir si je suis passé à coté de ses attentes. A priori non. Je demande alors à rencontrer son  Président pour présenter mon activité et mes références puisque c’est lui qui semble être le décideur sur ce dossier. Mon interlocutrice me répond qu’elle transmettra ma demande. Depuis, plus aucune nouvelle !
Je n’ai même pas eu envie de la rappeler, n’ayant aucune intention de travailler pour une adepte de telles pratiques.

Quelques conseils en avant-vente :
Il faut savoir refuser de répondre à une sollicitation plus ou moins “bidon”. Si on souhaite répondre :
1.Bien connaitre à l’avance ce que j’appelle dans mes séminaires “l’Eco-système Achat” du client (quelle procédure Achat ? quel décideur , quels influenceurs ? ) 
2. En cas d’appel d’offre, ne répondre qu’à un cahier des charges formalisé, fixant des règles communes à tous les soumissionnaires (délai de remise des offres, délai de réponse du client, critères de choix…)
3. Ne répondre que si on vous précise qui est consulté et après un entretien avec le véritable décideur pour tester notamment sa motivation à vous consulter et … vos chances de succès!

Restons Zen…

Première anecdote vécue très récemment chez un client dont le nom importe peu.

Voici plusieurs mois ce client me contacte pour me demander de lui monter un séminaire de 2 jours destiné à une demi-douzaine de ses collaborateurs. Après avoir rogné sur mon budget, il me confirme son accord pour une session qui doit se tenir en plein mois d’août, compte-tenu des contraintes liées à son activité.
Suite à plusieurs réunions d’échanges avec les 2 responsables concernés (le temps non facturable est sans limite pour certains), je prépare mon séminaire, puis adresse le support pour validation 10 jours avant la formation (temps total passé : environ 2 jours en incluant les divers échanges préliminaires).
Tout semble bouclé… Je quitte donc mon lieu de vacances pour un aller-retour de 2 jours à Paris (environ 500 kms /voyage en voiture).
Le séminaire démarre à 9H ce matin du 1er jour avec… 2 absences sur 7 participants prévus… Au bout de 30 minutes, 2 des 5 présents se lèvent et m’annoncent une contrainte de rendez-vous convenu… la veille!
Ces 2 personnes reviendront 3 quarts d’heure plus tard mais, entre temps, 2 autres ont déjà quitté la salle… pour les mêmes raisons!
30 minutes plus tard, tout le monde est de retour en m’annonçant d’autres sorties à venir. Manifestement quelqu’un avait “sous-mariné” pour saboter ce projet.

Surpris, j’alerte le Chef, présent dans la salle, de la difficulté à animer une session de formation dans de telles conditions.
A 10 heures 15, la formation est annulée sur une décision du client! Je n’ai plus qu’à éteindre le video-projecteur et “plier mes gaules”.

Un conseil dans de telles circonstances : demander un écrit du client attestant que vous avez tenu vos engagements et que la décision d’annulation n’est aucunement liée à votre intervention. Celà vous permettra de vous faire payer. Dans le cas présent j’ai eu ce courrier sans aucun problème, avec une formule de politesse qui m’a ragaillardi sur l’autoroute du retour !

Hello world!

En 2008 j’avais initialisé ce blog autour du thème de mon dernier livre “Le conseil interne”. En 3 ans j’ai reçu plusieurs milliers de spams pour une dizaine de commentaires sérieux de lecteurs plutôt intéressés par le sujet. Je les remercie vivement de ce retour.

Aujourd’hui le Conseil interne semble se développer en France : nous avons créé à ESCP Europe un club qui réunit une vingtaine de responsables de structures de conseil interne dans de grandes entreprises. Les nouveaux candidats sont les bienvenus. Qu’ils n’hésitent pas à me contacter!
Nous allons certainement développer ce club et initier une nouvelle plate-forme de communication sur le conseil interne. Je vous tiendrai informés….

Il fallait donc trouver un nouveau thème pour ce blog. Je me suis dit qu’il pouvait être intéressant pour ceux qui veulent se lancer dans l’aventure du conseil en indépendant de trouver un lieu d’échanges d’expériences.

Celà fait plus de 10 ans que j’exerce comme indépendant après plus de 25 ans dans des grands cabinets et de nombreuses années comme membre d’équipes de direction. Je transmets cette expérience dans le cadre des différents séminaires proposés sur le site www.pansard.net.

J’ai choisi le statut de Profession libérale : le plus souple, avec des couts fixes minimums. Il faut avouer que mon contexte familial me dipensait de chercher à conserver la protection sociale du salarié qu’offernt les solutions de type “portage” ou SARL,…
Je tiens ma compta avec un excellent logiciel : BNC Express. Mes comptes sont sous contrôle d’une Association de gestion sérieuse : l’AFPL.

Les 2 premières années ont été un peu difficiles mais je disais à l’époque à mon épouse : “pour l’instant je pose des lignes; si la moitié donne du poisson, je serai vite débordé”. Avec le recul, les facteurs clés de succès : expertise, professionnalisme, réactivité, lien étroit avec une structure bien établie (dans mon cas ESCP Europe grâce à 2 personnes que je remercie ici : Simona Lardera et Patrice Stern) et… patience!

Ici je vous proposerai du “raconting” comme dit mon ami et collègue le Professeur Thierry Boudes.
Il y aura des anecdotes “abracadabrantesques”, des “sucess stories”, mais auss des analyses d’échecs parce que ce sont les erreurs qui font progresser.

Merci pour vos retours!