Immigration sauvage, il serait temps que…

Chaque jour désormais, la Méditerranée charrie des milliers de pauvres hères sur les côtes d’Europe du Sud, rescapés d’un périple chahuté par les colères de Neptune et autres horreurs que seul l’être humain est capable d’imaginer. Qui oserait blâmer ces hommes et ces femmes qui n’ont aucun avenir chez eux si ce n’est de “crever” dans l’indifférence?

Quelques beaux esprits s’indignent sur les media des catastrophes… et les Suisses ne sont pas en reste pour donner des leçons, eux qui ont voté contre la libre circulation des européens sur leur territoire. Reconnaissons néanmoins qu’ils sont prêts à donner asile à 3.000 réfugiés Syriens sur 3 ans, soit 0,4°/°° de leur population. Aux mêmes conditions l’UE devrait recueillir 200.000 réfugiés, une goutte d’eau face à la “demande”!

Le Président de la Commission Européenne a récemment étrillé pour moins que cela  les décisions prises le 23 avril dernier par les dirigeants politiques des États.  Nos éminents politiques refusaient de se répartir quelques 5.000 demandes d’asile en cours d’instruction!

On nous explique pourtant qu’une démographie en baisse nous conduira à accepter davantage d’immigrants pour remplacer les papy-boomers et payer leurs retraites  . Peut-être mais encore faudra-t-il bien cerner les profils adaptés à nos besoins. On imagine volontiers que nous attendrons plus d’ingénieurs que de paysans ! Évidemment, nos media ne manquent pas de nous présenter au 20 heures quelques intellectuels ou savants qui s’échouent en Sicile au milieu d’une marée d’illettrés.

En 1989, le pragmatique Michel Rocard aurait admis que l’Europe ne saurait porter toutes les misères du monde tout en admettant qu’elle avait un rôle à jouer pour s’y opposer.

Si l’on écoutait un peu Rocard, il serait peut-être temps de  refouler l’immigration sauvage, en douceur mais avec fermeté, parce que les réussites individuelles ne font hélas qu’amplifier le phénomène. Il serait temps d’interrompre nos subventions aux pays qui ne savent pas retenir leur jeunesse mais d’être plus généreux à l’égard des pays africains qui relèvent ce défi.

Il y aura 2 milliards d’Africains en 2050. Il serait certainement temps de participer sur place à la préparation de leur avenir

 

One thought on “Immigration sauvage, il serait temps que…”

  1. Déjà en 1979 John Kenneth Galbraith dans sa “Théorie de la pauvreté de masse” expliquait que l’immigration appauvrit les pays d’origine au profit des pays destinataires. En d’autres termes, c’est “l’effet Matthieu” cher aux sociologues (“A celui qui a on donnera, et à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a”)
    Voilà un argument humaniste pour la lutte contre l’immigration économique.

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