La fiscalité en France, voilà ce qui excite les journalistes !

Changement de l’assiette de l’ISF, taxation des yachts et des lingots d’or, “flat tax” sur les revenus du patrimoine, hausse de la CSG considèrè comme “impòt magique”… tout y passe dans les émissions de type “Les experts” sur BFM, “C dans l’air” et autre LCI. A bas les riches et vive l’Etat !

Heureusement une majorité croissante de Français se lasse du discours de ces journalistes et de leurs “Experts” défenseurs d’un système dépassé. Ces Français ont décidé de devenir des citoyens responsables de leur avenir avec l’impulsion de leur nouveau Président.

Il faut restructurer le système fiscal Français en s’inspirant du modèle Suisse, lequel repose sur une assiette large à des taux modérés, qu’il s’agisse de l’impot sur les revenus ou sur la fortune, avec une TVA à 8% qui ne freine pas la consommation. Il faut mettre fin è toutes ces niches fiscales instaurées en d’autres temps pour un système lisible, égalitaire et stable. Seule condition pour faire revenir les grosses fortunes!

Vers la fin des Etats Nations ?

La tentative de recherche d’indépendance de la Catalogne réussira-t-elle ? Pas sur à court terme et pourtant elle initie une lame de fond qui recomposera l’Europe de demain.

Voici ce que j’ai écrit en 2013 dans mon livre “Désir d’Europe ” ;

“Le concept d’Etat Nation associe un mécanisme politique à une communauté d’individus qui se considèrent réunis par des données identitaires communes, notamment la langue. La nation européenne n’existe pas. Cette idée a été dévoyée au XXème siècle par des discours d’extrême-droite justifiant par exemple l’alliance entre fascistes italiens et nazis allemands.  L’Europe n’est pas un socle culturel, c’est une organisation adaptée au monde du moment. Dans un contexte international multipolaire, où l’anglais est incontournable, où les races se mélangent, les organisations politiques efficaces transcenderont le concept de nation. Mais comme tout n’est qu’impermanence, il faudra peut-être imaginer d’autres modèles dans quelques générations…[1]

 En revanche l’Etat européen peut parfaitement fédérer plusieurs nations, elles-mêmes édictées ou non en organisations politico-administratives.

Il existe 2 grands Etats Nations en Europe, l’Allemagne et la France. L’Etat Allemand s’est construit assez rapidement sous l’impulsion de Bismarck pour renforcer une puissance économique et militaire de plusieurs « länder » qui parlaient la même langue. La nation allemande préexistait implicitement. L’Etat Français s’est constitué plus lentement pour les mêmes raisons militaires et économiques, puis a forgé la nation française, sous l’emprise de pouvoirs forts (Philippe le Bel, Louis XI, Louis XIV, la Révolution, l’Empire).

 La Belgique et le Royaume-Uni ne sont pas des Etats Nations au sens où on l’entend habituellement. On peut même se poser la question pour l’Espagne et l’Italie. Ce n’est pas un problème pour l’union européenne. En Suisse, les cantons de Fribourg, de Berne ou du Valais sont des Etats composés de différentes communautés culturelles et religieuses.

 Enfin il existe des Nations dépourvues de statut politique souverain. C’est par exemple le cas de la Catalogne, du Pays basque, de la Flandre ou de l’Ecosse[4].

 S’il doit désormais s’habituer à vivre dans une organisation politique supranationale, l’individu recherchera une communauté plus proche de ses gênes afin de conserver des repères. Soyons quelques instants iconoclastes ! Pourquoi ne pas s’inspirer de cette carte des nations régionales pour un redécoupage plus moderne et plus stable de l’Europe politique au niveau inférieur de l’Union ? On éviterait peut-être bien des chamailleries en Corse, en Ecosse ou en Belgique. Il existe déjà aujourd’hui le concept d’Euro région, entité transfrontalière dont les compétences se limitent à celles des collectivités locales qui la composent. On en dénombre une soixantaine. L’Europe du XXIème siècle ne demande qu’à se recomposer.”

L’Europe n’interviendra pas dans la volonté d’émancipation des Euro-régions car il s’agirait dûne déstabilisation profonde du statut quo. Et pourtant c’est le sens inexorable du vent!