Repenser le modèle du monde du travail : un exemple !

J’accompagne plusieurs grands clients à monter leur structure de conseil interne. Nos entreprises semblent réaliser que la conduite des projets de changement relève désormais des “compétences clés” (au sens de Hammel et Pralahad), compétences qu’il convient de posséder en interne, notamment pour mieux piloter les prestataires externes (thème de ma prochaine conférence au Congrès du management de projet à Lausanne).

Récemment un de mes interlocuteurs regrettait de ne pouvoir recruter de jeunes ingénieurs pour renforcer son équipe de consultants internes.

J’ai répondu que nombreux sont les managers qui, quoi qu’is puissent dire en communication externe, embaucheront de moins en moins par manque de flexibilité du CDI. Il faudra faire avec tant que les choses ne changeront pas (et çà parait mal parti à entendre les idées relayées notre glorieux univers “mediatico-politique”) !

J’ai suggéré à mon interlocuteur de rechercher de jeunes travailleurs indépendants, qui osent assumer les risques de sous-activité et qui seront hyper-motivés pour collaborer, même à temps partiel, avec un grand compte. De plus en plus de jeunes sont prêts à relever le défi si le marché s’ouvre à eux. 

L’entreprise a besoin de ressources dynamiques, innovantes, mobiles, qui ne se motivent pas en fonction des activités d’un CE ou du nombre de jours de RTT. Cà ne lui coutera pas plus cher, bien au contraire. Quand aux jeunes, ils seront mieux rémunérés. Voilà bien une situation “win-win”.

C’est dans la population des jeunes consultants indépendants qu’il faut chercher des ressources vives sur les projets, pour éventuellement les recruter plus tard, lorsque les cieux du marché du travail se seront un peu éclaircis. Mais il faudra notamment expliquer celà aux Directions Achats !

Voeux 2012

Curieux ! Cette année rares sont ceux qui ont encore le courage d’envoyer une carte de voeux classique. Les organisations de la génération Internet se “contentent” de cartes électroniques mais c’est souvent à qui aura la plus “ringarde” ! Elles accompagnent un mail des plus classiques avec des messages qui sentent bon le manque d’imagination. Quand on daigne répondre ! Fort heureusement il reste encore l’esprit de civilité chez certains. Ceux-là méritent qu’on les salue ici!

J’encourage les jeunes entrepreneurs à ne pas se désespérer. Continuez à vous manifester auprès de votre réseau au moins à cette occasion. Celà m’a rapporté quelques missions par le passé. Pour le travailleur indépendant, la prospection est un travail opiniâtre, parfois frustrant mais qui finit par apporter des satisfactions pour ceux qui s’acharnent.